Découvrez le travail et l’interview de l’artiste peintre Caroline Faindt

Caroline Faindt portrait

Source : www.carolinefaindt.com

Caroline Faindt a accepté de répondre à quelques unes de nos questions :

1 – Bonjour Caroline, c’est un plaisir de vous avoir en interview pour WomenMag ! Pouvez-vous vous présentez à nos lecteurs ?

Bonjour à tous les lecteurs et lectrices de Womenmag. Je suis artiste peintre , je peins depuis près de 10 ans et j’ai la chance d’en faire mon métier et donc de vivre de ma passion. J’ai 35 ans et je vis à Paris , une ville que j’adore, si riche culturellement et que je ne quitterais pour rien au monde.
2 – Pourquoi la peinture ? Qu’est ce qui vous a poussé à choisir cet forme d’art en particulier ?
La peinture est entrée par hasard dans ma vie. J’ai mis du temps à trouver ma voie et je me suis essayée à plein de choses avant.
J’ai fait une école de danse de chant et de théâtre, ai travaillé dans les médias, les cosmétiques  et il y a 10 ans, une rencontre à un salon d’art contemporain a bouleversé ma vie.
Je suis tombée en extase devant les toiles d’une artiste peintre et j’ai eu comme un déclic : je voulais peindre ! Quelques jours après j’allais acheter mes premiers tubes de peinture et mes premiers pinceaux, je peignais mes premières toiles et je n’ai plus jamais arrêté depuis !
3 – Comment définiriez-vous votre style/empreinte ?
Je peins de l’art abstrait, une peinture à travers laquelle  chacun peut raconter sa propre histoire et y voir ce qu’il a envie d’y voir. C’est assez difficile de parler de son travail, de soi au fond mais j’espère faire une peinture et créer des choses qui soient accessibles, généreuses.
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4 – Quel est votre processus créatif ? Dans quel environnement travaillez-vous ?
Je peins dans mon atelier et toujours en musique. Je sais toujours d’avance les couleurs que je vais peindre. C’est la seule chose dont je sois sûre avant de commencer une toile. Pour le reste je laisse une grande place à l’improvisation et ma toile se construit au fur et à mesure. Pour moi peindre c’est la liberté. J’aime être seule , dans ma bulle, travailler les couleurs , jouer avec la lumière…
5 – D’où tirez-vous votre inspiration ?
Du monde qui m’entoure : les couleurs sont partout autour de nous ! La plupart des toiles que je créé, parlent d’amour, je peins le couple, des histoires d’amour.
Pour cela je m’inspire de mon histoire personnelle, de celle des autres . J’aime observer les autres, les gens qui s’aiment notamment, essayer de comprendre leurs mécanismes et fonctionnements amoureux,etc et ainsi m’inventer des histoires et les raconter en peinture. Mes amoureux sont au centre de mes toiles et ils s’aiment, se déchirent, se confessent, se racontent au fil de mes peintures….
6 – Le symbole de la clé est un élément commun à toutes vos créations. Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs pour quelle raison ?
La peinture a été pour moi la clé qui m’a permise de m’exprimer artistiquement, de m’épanouir professionnellement. C’est donc tout naturellement qu’elle est devenue mon symbole, mon emblème et elle signe chacune de mes peintures.
Une vraie clé est cachée dans chacun de mes tableaux et on la retrouve dans tous mes projets artistiques . C’est un symbole d’ouverture, une promesse d’ailleurs. Il y aussi un jeu de mots avec mon prénom : si vous prenez la première , la dernière et la lettre du milieu de mon prénom vous obtiendrez clé .
7 – Avez-vous des peintres dont vous admirez particulièrement le travail ?
Bien sur ! J’aime des choses assez différentes. Dans le domaine du street art j’adore Joneone pour son sens des couleurs et du geste, un savant mélange entre tag et calligraphie ! Chez les peintres contemporains je citerais Mathieu, l’un des maitres de l’abstraction lyrique et Marie Helena Vieira Da Silva pour sa peinture à la fois si structurée et si libre !
Projet "La boite à couleurs" avec Emmanuelle Boidron

Projet “La boite à couleurs” avec Emmanuelle Boidron

8 – Des endroits où vous aimeriez faire une résidence ?
Bousculer les habitudes, peindre dans des lieux différents est très enrichissant artistiquement ! Je rêve de pays et de paysages colorés, de villes multi-culturelles comme le Portugal, le Maroc, New York, etc.
9 – Quelles sont les matières avec lesquelles vous aimez travailler ?
Je fais souvent des nouveaux mélanges, j’essaie de nouvelles textures, couleurs , matières. Je tente de faire évoluer mon travail en permanence. Le sable reste sans doute l’une des matières avec laquelle je préfère travailler car c’est un mélange de force et de douceur, et il invite au voyage.
10 – Quels sont vos projets actuels et à venir ?
J’expose actuellement une trentaine de toiles, et ce jusqu’au 31 Décembre, au 33 rue d’Artois dans le 8 ème arrondissement de Paris. L’exposition se visite uniquement sur RDV et je suis toujours présente. C’est une manière pour moi, d’être plus proche des visiteurs, de pouvoir échanger et partager.
Je viens également de dessiner un ligne de bijoux pour Gringoire Joaillier, qui est sortie en avant première dans la boutique parisienne de la marque au 32 avenue Matignon. Les bijoux seront commercialisés dans toute la France d’ici peu.
Je continue également mes séries de photos dans la boite à couleurs, une boite fabriquée avec mes toiles dans laquelle j’invite les gens à venir dire je t’aime. Une exposition de ces clichés devrait voir le jour l’année prochaine. L’année 2017 s’annonce riche, avec de nouvelles expositions, de nouvelles collaborations… mais il est encore un peu tôt pour en parler !
Une des pièces de la collection réaliser avec Gringoire Joillier

Une des pièces de la collection réaliser avec Gringoire Joillier

11 – Au sein de notre magazine, nous voyons aussi la mode comme une forme d’art. Qu’en pensez-vous ?

Bien sur que les créateurs , couturiers , designers sont aussi des artistes. Certains vêtements sont pour moi de vraies oeuvres d’art ! Le fruit d’un travail artistique, minutieux, où les couleurs, matières sont travaillées, assemblées…comme pour une toile.

Merci à Caroline d’avoir répondu à nos questions !

Vous pouvez la retrouver au 33 rue d’Artois à Paris jusqu’au 31 décembre (sur RDV) et sur son site.